MFINUE Première journée à Istanbul

Dans le cadre du club MUN, nous sommes partis 14 camarades et moi-même; encadrés par Mme Claverie et Mr Ourad, à Istanbul pour assister à la huitième édition de MFINUE (Modèle Francophone International des Nations Unies en Eurasie).
Après une arrivée pluvieuse la veille, nous nous sommes tous réveillés chez nos familles d’accueille où nous avons pu pour la plupart manger un vrai petit déjeuner Turc.

Mais avant tout, commençons par un petit rappel historique et géographique.

Istanbul est la plus grande ville de Turquie et doit sa renommée à son incroyable histoire ainsi qu’à son passé multiculturel.
La ville fut tout d’abord nommée Byzance (V°siècle av.JC), la ville se développe grâce à sa situation géographique et en 342, l’empereur Constantin s’en empare afin d’en faire la capitale de l’Empire Romain: Constantinople. Celle-ci restera capitale de l’empire byzantin même lors de la chute de l’empire romain d’occident.
En 1453, les Ottomans s’emparent de la ville. Ils transforment les monuments catholiques en monuments musulmans et changent le nom de la ville pour Istanbul.
La capitale de l’empire Ottoman devient la première ville du monde avec plus de 700 000 habitants du temps de Soliman le magnifique, qui règnera de 1520 à 1566. C’est le temps de l’apogée de la ville qui se dote de nombreux monuments. Par la suite la ville périclite petit à petit.

Désormais Istanbul est une mégalopole de plus de 15 millions d’habitants qui s’étend sur une surface de 2651 km2, située être deux continents, l’Europe et l’Asie, elle est séparée par le Bosphore, un détroit qui relie la mer Noire à la mer de Marmara. Il est long de 32 kilomètres pour une largeur de 698 à 3 000 mètres.
Ainsi pour se rendre de la partie anatolienne à la partie rouméliote de la province d’Istanbul (et vice-versa), plusieurs types de transports et d’infrastructures existent. Lors de notre retour de l’aéroport, nous avons empruntés un des trois ponts d’Istanbul, le pont des Martyrs du 15 juillet (15. Temmuz Şehitler Köprüsü).

La première journée était une journée chargée mais pour le moins intéressante. Nous avons tous quittés nos lieux de résidence pour nous rendre au Lycée Français St Joseph sur la rive asiatique.


Avec mon correspondant nous avons pris pour nous y rendre un bateau typique pour traverser le Bosphore, et au lever du jour il va sans dire que la vue était spectaculaire.
Du débarcadère seulement 10 minutes de marche nous séparaient de l’opéra Süreyya ou avait lieu la cérémonie d’ouverture.
Les discours des présidents de comités et des intervenants se sont enchaînés, tous dans une seule optique, que cette conférence soit riche en débats et en consensus entre les différentes délégations. La conférence traitant des différentes discriminations à travers le monde (santé, éducation, genre), c’est tout naturellement que les discours des intervenants abordaient l’importance d’une diminution drastique de celles-ci.

Enfin le coup de marteau fut donné et la huitième édition du MFINUE fut officiellement ouverte.
Une délégation d’élève du Lycée français St Joseph tenant des drapeaux des différents pays présents à l’ONU nous a raccompagné jusqu’aux grilles de l’établissement et nous nous sommes tous rendus dans nos comités ou nous avons pus découvrir nos présidences ainsi que les différentes délégations que nous allions côtoyer durant ces trois jours de conférence.
J’étais en ECOSOC et je représentais le Royaume de Thaïlande sur deux sujets cruciaux aux yeux de mon pays: « Comment assurer une éducation de qualité à tous les enfants ? » et « Comment supprimer les inégalités salariales entre hommes et femmes ? ».
Le comité Economique et Social étant en anglais, une résolution sur deux était dans la langue de Shakespeare, une occasion rêvée pour nous de pouvoir perfectionner notre anglais.
Cette première journée était réservée au lobbying (temps de débat libre entre délégations) même si certains comité plus productifs avaient en fin de journée débuté la phase de débat formel.

La journée touchant à sa fin, certains d’entre-nous ont dîné avec leur correspondants dans un restaurant traditionnel turc puis nous nous sommes rendus dans une salle d’arcade pour une partie de Bowling.
Pour rentrer chez mon correspondant, j’ai emprunté le métro stambouliote ainsi que le « métro-bus », un bus qui se déplace à grande vitesse sur l’autoroute, ayant une file réservée à cet effet.
Ce mode de transport est particulièrement affectionné des stambouliotes car il permet de se déplacer rapidement dans toutes la ville tout en profitant de la vue, de plus un bus arrive toute les minutes minimisant ainsi les risques de retard.
C’est après cette longue journée que nous avons tous pu nous coucher en en nous demandant de quelle manière nous allions pouvoir garantir les intérêts de notre pays le lendemain.

Antoine Mehdi  El Adib 2B

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